Politique Nationale

L’atelier de présentation et de validation de l’avant projet de loi sur l’information et la communication a permis aux participants d’échanger sur des sujets importants relatifs à l’organisation du secteur des médias.

Un sujet qui a passionné l’assistance par exemple c’est le mode désignation des membres du CNPA . Quel est l’équilibre entre les conseillers désignés par l’exécutif et les représentants de la profession ? Un autre sujet qui suscité un intérêt évident : le service public. Quelle est l’organisation possible du service public aujourd’hui morcelé en quatre stations distinctes ? Au cours de ces deux jours d’échanges, des professionnels des médias issus des trois îles, ont confronté leurs attentes à l’expérience de juristes comoriens mobilisés pour la circonstance autour d’un texte proposé par le CNPA, assisté de l’expert belge Jean François Furnémont avec l’appui de ECES. En introduisant l’atelier, un conseiller au CNPA a rappelé que la réactualisation du code de l’information avait été rendu nécessaire notamment par les bouleversements technologiques et que « c’est une réalité incontournable qui s’impose à nous. » Dans allocution de clôture, le président du CNPA s’est engagé à faire « insérer toutes les modifications proposées par les participants dans le texte qui sera transmis au ministre de l’Information. » L’avant projet de loi a été adopté par acclamation.

Dans une conférence- débat organisée à l’assemblée nationale, mardi 03 décembre, Jean François Furnémont a retracé l’histoire du concept lui même de régulation qui a vu le jour aux Etats Unis dans l’industrie des chemins de fer il y a 150 ans.

Profitant de sa situation de monopole, la société qui gérait les infrastructures du rail abusait de sa position au détriment des clients. Il est apparu nécessaire de mettre en place une autorité pour réguler l’utilisation d’un bien rare au service de la collectivité…. C’est le même principe qui est à la base de la régulation des médias audiovisuels aujourd’hui. Ils utilisent des ressources rares appartenant à la collectivité, les fréquences, et pour cela l’intérêt public doit être pris en compte. Il a expliqué que la tendance dans certains pays est de brider le régulateur des médias par des moyens détournés notamment par l’arme budgétaire. C’est le cas du CNPA aux Comores. L’expert belge, qui s’exprimait devant des parlementaires de l’Union des Comores, a exhorté les responsables comoriens à essayer sincèrement la régulation au lieu de s’en méfier. En introduisant la conférence, l’universitaire Aboubakari Boina, avait rappelé que Jean François Furnémont est l’un des meilleurs experts francophones du domaine. Il séjourne aux Comores dans le cadre d’une mission d’appui à l’élaboration d’un avant projet de loi sur l’Information et la Communication. Le conseiller au CNPA, Saindou Kamal Eddine a saisi l’occasion pour rappeler l’effort engagé par le régulateur comorien d’abord pour exister et pour assurer la mission que lui confie la loi.

« Pour relever les nouveaux défis, les médias ont besoin d’un environnement réglementé, de balises et d’orientation dans le sens de l’équité et des droits humains. Car la liberté d’expression ne signifie pas que tout est permis » a déclaré le président du CNPA, Mohamed Boudouri, à l’occasion du premier atelier de concertation sur la mise à jour du cadre légal des médias.

Le régulateur des médias a lancée une serie de concertations à travers le pays en vue de la réactualisation du code de l’information, une initiative parrainée par le ministère en charge de l’Information. « En assurant un contrôle indépendant du cadre règlementaire, en élaborant des cahiers de charges précis, en sensibilisant les pouvoirs publics sur les politiques publiques susceptibles de relever les nouveaux défis, en impulsant des dynamiques positives rassemblant toutes les forces vives, en encourageant une participation plus grande du public, le CNPA assure une mission précieuse » a ajouté M. Boudouri appelant les acteurs à préserver la liberté d’expression qui est un acquis précieux en Union des Comores .

Le président du CNPA s’exprimait devant des professionnels des médias, des métiers de la communication et des personnalités de la société civile jeudi 24 aout.

Lancement ce vendredi d’un atelier par le CNPA au Retaj à Moroni. . Ce regroupement a pour objet d’examiner et de valider un avant projet de loi de la communication censé remplacer le code actuel de l’information. « La révision du cadre légal des médias est un objectif prioritaire du Cnpa », a précisé le porte-parole de l’instance nationale de régulation des médias

Une trentaine de participants issus des trois îles, essentiellement des professionnels de l’information, sont invités à se pencher sur un texte porté par le CNPA assisté pour ce projet par un expert international, Jean François Furnémont, ancien directeur général du CSA de Belgique. Engagé par le bureau d’ECES, partenaire du CNPA dans ce projet, M. Furnémont est spécialement venu de Bruxelles.: « ce texte est le fruit d’un travail concerté depuis plusieurs semaines entre le CNPA et M. Furnémont. Nous avons échangé des dizaines d’emails , tenu des réunions skype, organisé des ateliers de concertations à Ngazidja, Mohéli et à Anjouan pour nous efforcer de produire un texte qui colle aux réalités du pays et qui intègre à la fois les exigences de l’époque » a déclaré le conseiller au CNPA, Ali Moindjié, qui est le responsable du projet au sein de l’instance de régulation de l’Union des Comores

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